Archive for the ‘Philosophie’ Category

Toleranz

Donnerstag, März 24th, 2016

„Die Toleranzfrage stellt sich erst nach Beseitigung der Vorurteile, aufgrund deren eine Minderheit zunächst diskriminiert worden ist.“ Mit Toleranz ist nach Habermas die Zumutung verbunden, die in der Konsequenz bestehe, „dass die von der eigenen Religion vorgeschriebene Lebensweise oder das dem eigenen Weltbild eingeschriebene Ethos einzig unter der Bedingung gleicher Rechte für jedermann realisiert werden dürfen. Allen Bürgern wird diese Bürde symmetrisch auferlegt. (…)
Stellen wir uns vor, dass eines Tages die Diskriminierung nicht nur von Frauen, Homosexuellen und Behinderten, sondern auch von Gruppen, die eine starke kollektive Identität ausgebildet haben, abgeschafft wäre. Versetzen wir uns in die ideale Lage, in der eine kulturelle Mehrheit mit ihren rassischen, ethnischen, sprachlichen oder nationalen Minderheiten im Zustand nicht nur eines ungekränkten Nebeneinanders, sondern des gleichberechtigten Miteinanders existieren würde. Selbst dann würde sich die Art von kognitiven Dissonanzen, die wir von Spannungen zwischen Religionsgemeinschaften kennen, nicht einfach aufgelöst haben.
So besteht auch keine Schwierigkeit anzuerkennen, dass ein fremdes Ethos für den anderen dieselbe Authentizität hat und denselben Vorrang genießt wie das eigene Ethos für einen selbst.“
Nach Habermas handelt es sich bei tolerantem Denken und Handeln demnach nicht um eine bloße Duldung, sondern erst die Ablehnung anderer Lebensweisen und Überzeugungen mache Toleranz notwendig.

Auszüge aus dem Festvortrag von Habermas zum Leibniztag der Berlin-Brandenburgischen Akademie der Wissenschaften am 29.06.2002

Jedoch: Ist Duldung so negativ zu bewerten wie es in Christ und Welt (48/2014) anklingt?

„Duldung, nein danke“ lautet die Überschrift. In Eph 4,1 heißt es: „Seid demütig, friedfertig und geduldig, ertragt einander in Liebe.“ Einander ertragen in Geduld und Liebe ist nach Paulus Voraussetzung für ein friedliches Miteinander. Nicht erst wenn wir alt und gebrechlich sind oder durch andere Umstände auf Hilfe von Mitmenschen angewiesen sind, sondern immer und in jeder Situation sind wir auf Duldung angewiesen. „Menschen erreichen den höchsten Sinn von sich selbst, wenn sie in Funktion der anderen, die sie vor sich haben, leben.“[1]

[1] The Dialogic Self: Reconstructing Subjectivity in Woolf, Lessing, and Atwood

La souffrance de l’incertitude

Donnerstag, März 17th, 2016

Ins Französische übersetzt von Dirk Kennis, deutsche Version folgt

Le futur des mouvements et communautés

Time-Lab Paris / Institut d’études et de recherches postmodernes

Prof. Dr. M. Hochschild, Directeur de recherches (*1)

La souffrance de l’incertitude

– Sur la réconciliation avec le futur –

Thèses (*2)

Thèse 1 : Au 20ème siècle une préoccupation principale concernait le Choc des civilisations (Clash of Civilizations, S. Huntington). Aux institutions de médiation comme les églises, les parties et les médias était demandée leur conciliation immédiate. Pas aux mouvements, ni sociaux, ni spirituels/religieux.

Thèse 2 : Au 21ème siècle, une crise du système de la société moderne se propage. Le problème n’est plus le pluralisme mais l‘absence de forme(s). La fin de la société est arrivée. (Touraine)

„Crise du système“ signifie que le système d’exploitation de la modernité ne fonctionne plus. Depuis la crise financière du 2008, nous savons que nous avons perdu, avec l’économie, le système d’orientation moderne, mais en long et en large il n’y a pas de remplacement en vue, l’art se commercialise littéralement et la politique est faite par les banques centrales.

Bref : nous souffrons d’incertitude. Exemples : La promesse moderne de la liberté est devenue désormais plus qu’on ne peut en supporter ; sans fondements elle ne peut être ni vécue, ni réalisée. Un autre exemple : Le choc des civilisations, c.-à-d. la lutte entre les cultures est devenue une lutte à l’intérieur des cultures ; elles ne sont plus des unités compactes. L’islam actuel se déchire soi-même, d’une autre façon aussi l’UE, à l’intérieur de la France sévit un „front républicain“ contre un „front national“, en Allemagne Pegida et la partie AfD prétendent de représenter l’opinion majoritaire ; à part de tous les conflits de répartition dans le monde qui menacent la paix sociale.

Thèse 3 : Pour la transformation d’une civilisation moderne à une civilisation postmoderne, ce ne sont pas les institutions de médiation qui sont demandées, mais les mouvements. La raison : ils peuvent réconcilier avec le futur.

Dans les conditions actuelles d’un manque de stabilité socio-culturelle, il ne suffit pas de chercher les causes des conflits et d’espérer les solutions de la part des institutions. Comme dans la question des flux des réfugiés, elles n’offrent pas des stratégies de réconciliation mais au maximum du gain de temps, c.-à-d. signes de perplexités et plus précisément : indigence de visions.

C’est justement pour cela qu’ils ont été crées les nouveaux mouvements sociaux et, encore plus, les nouveaux mouvements spirituels. Les visions de l’avenir sont leur signe distinctif. Les mouvements offrent non seulement des alternatives à d’autres orientations de la vie, mais ils ouvrent les horizons fermés de la modernité. Exemple : l’individu moderne. Il devient chez eux (de nouveau) une personne éthique ou religieuse, et surtout une personne sociale avec des liens et des responsabilités dans le monde concret de la vie.

Le temps des grands projets du monde comme ils ont été transmis par le libéralisme et le capitalisme est passé. Le monde est devenu trop complexe pour le décrire pour tous et partout de la même façon. Les mouvements ont anticipé la fin de ces „grandes narrations“, ils montrent : il faut commencer par les petites choses dans son propre milieu de vie immédiat, en direction des thèmes de la postmodernité comme climat, alimentation, repos, amitié et communauté.

Thèse 4 : Défis du point de vue de la recherche sur les mouvements :

    4.1) Les mouvements spirituels doivent montrer qu’ils ne sont jamais seulement des mouvements spirituels, mais qu’ils sont toujours aussi des mouvements sociaux – et qu’ils tirent un avantage de la foi pour une force de formation culturelle.

    4.2) Vivre, travailler, agir ensemble (dt. : das Miteinander) est décisif pour les mouvements. Sans une église réconciliée pas de contribution à la réconciliation globale.

    4.3) Vivre, travailler, agir ensemble ne suffira pas pour une réconciliation avec le futur ; vivre, travailler, agir ensemble pour le monde de demain est nécessaire.

Thèse 5 : Les mouvements mobilisent des forces contre une vision du monde conditionnée par un sens de crise et d’effondrement constant, que Kant a désigné avec le terme „terrorisme morale“. Donc, les mouvements sont appelés aujourd’hui à l’anti-terrorisme morale ; dit en paroles ecclésiales : à la miséricorde.    ________________

*1 Prof. Dr. M. Hochschild est expert pour les mouvements et communautés civils/laïques (parties, syndicats, …) et religieuses (compris les ordres) et chercheur au Time-Lab Paris / Bourgogne.

 

*2 Les thèses sont adaptées et traduites en français par moi-même. Ceux, qui n’en sont pas content, peuvent recevoir un texte impeccable en allemand, italien ou anglais. – Dirk

 

Litérature:

Touraine, A. : La fin des sociétés. Paris 2013

Hochschild, M. (éd.) : Die Zukunft der geistlichen Bewegungen. (Le futur des mouvements spirituels.) Sortira en mai 2016

Kant, I. : Der Streit der Fakultäten, A 135, 136

 

Whistleblower

Dienstag, Juli 8th, 2014

Sie verteidigen unsere Freiheit und erobern moralische Standards zurück

Freiheit ist Leben. Nicht zuletzt wird eine Verurteilung mit Gefängnis als Freiheitsentzug bezeichnet. Neben der Freiheit des Denkens, der Meinungsfreiheit, der Pressefreiheit, der Versammlungsfreiheit, der Religionsfreiheit, usw. ist auch die Wahrung der Privatsphäre dazu zu rechnen, alles Grundrechte, die niemand dem Menschen beschneiden darf, die nicht zur Disposition stehen.“Niemand darf willkürlichen Eingriffen in sein Privatleben, seine Familie, seine Wohnung und seinen Schriftverkehr oder Beeinträchtigungen seiner Ehre und seines Rufes ausgesetzt werden. Jeder hat Anspruch auf rechtlichen Schutz gegen solche Eingriffe oder Beeinträchtigungen“ (Allgemeine Erklärung der Menschenrechte, Art. 12). Trotzdem meinen manche, die ebenfalls diese Freiheiten in den „freiheitlichen Demokratien“ genießen, diese in den vergangenen Jahrzehnten von vielen Menschen unter Einsatz des eigenen Lebens verteidigten Grundwerte des Menschen mit Füßen treten zu können. Die Privatsphäre gehört zu den elementaren Grundrechten. Sie ist Teil der Identität von Menschen. Eine der effektivsten Foltermethoden totalitärer Systeme ist die systematische Beschneidung bzw. der Entzug der Privatsphäre. Ein Schritt auf dem Weg zur Vernichtung von Menschen, ein entscheidender, denn er nimmt Autonomie, Würde, Selbstbestimmung. Genau dieses beabsichtigen heutzutage sogar demokratisch legitimierte Staaten bzw. deren Organe. „Es ist eine Aushebelung des Rechtsstaats und ich glaube, dass sich ziemlich viele Menschen, die politisch aktiv sind, in einer solchen Umgebung unsicher fühlen müssen, nicht nur ich. Denken Sie an das jetzt enthüllte Ausmaß der Überwachung. Es ist eine unfassbare Verletzung des Grundrechts auf Privatheit und informelle Selbstbestimmung. Es verstößt, auch in Amerika, gegen die Verfassung. Wenn sie damit davonkommen, was passiert als Nächstes?“ (Sarah Harrison im Stern Nr. 50 2013 über die Antiterrorgesetze in Großbritannien) Whisleblower sind zu schützen und zu unterstützen, weil sie für die Achtung der Menschenrechte und der Freiheit kämpfen und dabei ihr eigenes Leben aufs Spiel setzen. Diejenigen, die Manning ins Gefängnis steckten, gehören selbst dorthin. Manning dagegen ist freizulassen, denn er hat sich verdient gemacht für freiheitlich demokratische Werte, für die Zivilgesellschaft wie Snowden und andere Whisleblower. Ein Gerüst von Grundordnungen, dazu zählt auch und vor allem die „Allgemeine Erklärung der Menschenrechte“ der Vereinten Nationen vom 10. Dezember 1948 (die Rede- und Glaubensfreiheit und die Freiheit vor Furcht und Not gelten als „das höchste Streben des Menschen“), wurde nach dem 2. Weltkrieg in vielen Ländern zum Schutz der Menschen vor Willkür anerkannt, auch von den USA. Unter diesem Schirm konnte man sich bis vor einigen Jahren zumindest in den freiheitlichen Demokratien noch ziemlich sicher fühlen. Heute wird von den Geheimdiensten, und nicht nur von denen, allenthalben darüber hinweg gegangen, werden diese Werte dem sog. „Kampf gegen den Terrorismus“ untergeordnet. Man spricht – harmlos ausgedrückt – von Demokratieverlust. „Mehr Demokratie wagen“, ein heute oft wiederholtes Zitat von Willi Brandt, bedeutet kein Wagnis, sondern ist das Gebot der Stunde, ist für die verloren gegangene Glaubhaftigkeit in der Politik ein Wiedergewinn von Zustimmung und Vertrauen.

Man muss Angst haben um Frau Harrison. Sie fühlt sich in Berlin sicher. Wer sagt aber, dass nicht ein Kommando hierher geschickt wird, um sie zu entführen und in England oder den USA ins Gefängnis zu stecken bzw. nach Guantanamo zu verschleppen? So, wie man es bereits mit einigen anderen Menschen machte, gegen die noch nicht einmal hinreichende Verdachtsmomente bestanden, bei denen erst lange nach ihrer Internierung ohne ein ordentliches Gerichtsverfahren, z.T. durch Recherchen von Journalisten festgestellt wurde, dass sie nichts mit Terrorismus zu tun hatten. Das sind nicht nur Verstöße gegen die Verfassung, sondern das sind bereits handfeste kriminelle Machenschaften – von Organen (sog. Geheimdiensten), die einer demokratisch legitimierten parlamentarischen Kontrolle unterliegen sollten, eigentlich!?! Es kommt immer darauf an, von welchem Gesichtspunkt bzw. Standpunkt aus ein „Geheimnisverrat“ als solcher zu bezeichnen ist. Spioniert nicht jeder jeden aus? Wer oder was ist da heute noch zu bestrafen? Zu verteidigen und zu respektieren sind, darüber sind sich alle einig, in jedem Fall, überall und immer die grundlegenden Rechte eines jeden Menschen, egal ob Mann, Frau, Schwarzer oder Weißer. Es wurde und wird viel darüber diskutiert, wie man derartige Greueltaten wie sie im 2. Weltkrieg begangen wurden, in Zukunft verhindern kann. Erinnern ist eine Möglichkeit, greift aber nicht so richtig, wie man sieht. Vielleicht ist das, was Kærgaard sagt, erfolgversprechender: „Moralische Standards zurückzuerobern: Darum geht es beim Whisleblowing.“ Weil das Bewusstsein, gegen Unrecht anzukämpfen, in den vergangenen Jahren gestiegen ist. Vielleicht riskieren deshalb Whisleblower viel, u.A. den Verlust von Freunden, des Jobs, usw. Der Gewinn an Selbstachtung ist nicht zu unterschätzen und auch an moralisch-politischer Unterstützung einer immer größer werdenden Öffentlichkeit, die bereit ist, in diese moralischen Standards zu investieren.